Révision d’une Jaeger-LeCoultre Master Control Calendar

La Jaeger-LeCoultre présentée ici est une montre qui a quelques complication intéressantes et assez utiles. Ce modèle n’existe plus au catalogue, il date d’une dizaine d’années (2005 +/-).

Outre le fait qu’elle soit automatique, elle a une indication de réserve de marche. C’est l’aiguille du dessus. Elle indique le nombre d’heures lui restant pour fonctionner si elle n’est plus portée. On peut voir que le maximum est de 40 heures, soit un peu moins de 2 jours.

Elle a ensuite l’indication de la date par l’aiguille avec un croissant rouge, qui indique donc la date du jour, sur le contour du cadran.

Ensuite, il y a le jour, via le guichet à gauche du cadran. Les jours sont en anglais sur un disque situé sous le cadran.

C’est le cas aussi du mois, qui se trouve dans le guichet à droite.

Enfin, il y a la phase lunaire, en bas du cadran. Il se trouve aussi sur un disque. L’aiguille se trouvant au dessus de la phase de Lune est simplement la trotteuse.

On peut apercevoir le mouvement par un verre saphir se situantà l’arrière de la montre (en plus du verre saphir devant). Le verre saphir est plus résistant que le verre minéral au griffes.

Sur cette photo, on voir bien que le mouvement JLC 924 est bien plus petit que le laisse le deviner le boitier. Si le boitier est si grand (40mm), c’est pour des raisons esthétiques actuelles. On notera le rotor avec le bord en or jaune 22 carats.

Les aiguilles et le cadran retirés, on peut voir les disques de jour, mois et phase de Lune. Ces disques sont solidaires de roues à dents triangulaires (roues étoiles), telles que celle qu’on aperçoit en haut, en laiton (jaune). Ces roues sont maintenues uniquement par ce qu’on appelle des sautoirs. Ce sont des ressorts avec, au bout, une dent triangulaire qui fera “sauter” la roue et la bloquera dans une position bien précise afin quel’inscription sur le disque s’affiche correctement dans le guichet mais aussi que le passage ne se fasse pas uniquement en glissant, mais d’abord en glissant, puis en sautant pour s’arrêter correctement.

Après le retrait des disques, on voit les sautoirs en question, tout près des points de pivotement des roues.

Retrait du rotor…

Ici, à gauche, on aperçoit le rouage de remontage automatique. Son but est de remonter le barillet (grosse boite avec des dents, qui se trouve en bas de la photo et qui contient le ressort enroulé, qui donne l’énergie à la montre pour fonctionner) grace au mouvement circulaire du rotor.

On est ici de retour sur le mouvement du côté du cadran. Tout les sautoirs, poussoirs, roues, etc ont été retirés.

Et maintenant, de retour sous le rouage automatique, on aperçoit le rouage classique de l’heure. Dans la plupart des montres, on retrouve cette configuration:

Le barillet, en haut, avec son ressort-moteur.

Le rouage de réduction, avec ses roues en laiton (jaune).

La roue d’échappement en bas, qui travaille avec l’ancre (qui a déjà été retirée).

Le balancier, retiré aussi.

De retour à nouveau côté cadran, voici la plaque qui recouvre le mécanisme de réserve de marche.

Le principe est relativement simple : La roue sur la gauche, qui contient deux petites roues de couleurs différentes, est solidaire de l’arbre de barillet. Donc, elle tourne en même temps que lui. Ce qui fera pivoter l’aiguille de la réserve de marche, sur le cadran, pendant l’armage mais aussi le désarmage de la montre.

Mais, pour qu’à la fin du remontage, l’aiguille ne continue pas à tourner sans arrêt (vu que sur une montre automatique, le remontage est sans fin), la roue se trouvant en bas de l’image, qui est celle qui supporte l’aiguille, a aussi une came. C’est la pièce en forme de demi-cercle.

Sous le pont qu’on voit sur la photo précédente, il y a un plot qui se placera dans la partie vide de la came. Ainsi, lorsque l’aiguilles se trouvera sur 40 (heures de marche), la came butera contre le plot du pont. Le rouage de réserve de marche sera bloqué. Mais vu que la permière roue (celle avec les deux petites roues) est solidaire du barillet, mais peut glisser autour, le barillet peut continuer à être remonter, et l’aiguille ne bougera plus.

La platine nue…

Et voilà ce que cela donne après avoir démonté les 339 éléments.

La voilà remontée après l’entretien, réglage et un polissage de rigueur. Merci de m’avoir lu jusqu’au bout

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